Wednesday, 16 February 2011

UK | Fishing News | Pressures on fishing grounds - pressions sur les zones de pêche

Comments from Fishing News (2011 feb the 18th) newspaper about the various and higher pressures that Bristish Fishermen have to face to secure access to their fishing grounds. This edition presented articles about the Humber conflict between fishermen and windfarm industries, but also the Orkney plans to develop Marine energy and a plan to set up 2 new SAC, Special Areas of Conservation in Northern Ireland (which are thought to be much too wider).

Fishing News is an INTRAFISH Publication
Edito du journal Fishing News (édition du 18 février 2011) sur les différentes sources de pression auxquelles doivent faire face les pêcheurs britanniques pour sécuriser l'accès à leurs zones de pêche. Cette édition présente également des articles concernant le conflit sur la nouvelle zone éolienne offshore d'Humber (Yorkshire) située en plein sur une zone très riche pour le homard, mais aussi des projets de développement énergie de la mer aux îles Orkney et un projet en Irelande du Nord de mise en place de zones spéciales de conservation.
Fishing News est une publication d'Intrafish.



Comment : "Pressures on fishing grounds"
As well as enduring skrinking fishing opportunities due to lack of quota, fewer day at sea, real time closures and all the restrictions imposed by the cod recovery plan, fishermen are entering an era when they will also have to face considerable loss of fishing grounds.
This will come about through the network of marine protected areas in their several forms, and windfarms and other renewable energy developments.
There remain a glimmer of hope that some of the sulfocating rules in the former category may be eased when the reformed CFP comes into play in 2013, only a couple of years away now for those fishermen who can survice in the interim.
But the second category of threat they face, that from loss of fishing grounds due to a variety of encroachments, is only just starting.
The various forms of marine renewable energy projects are being driven by the religion of climate change that now informs government policies across a wide spectrum, while MPAs are driven by the powerful marine environment lobby.
Both of these movements have formidable resources and government support and the industry has its work cut out to try to fight its corner against such powerful forces.
There is no way the fishing industry can win against such forces - the best it can do is to limit the damage and win as much compensation for its losses as possible.
Negotiating with the huge and bureaucratic private organisations and government departments that are driving renewable energy projects, and the bodies involved with setting up MPAs is extremely demanding and requires far more money and time than fishermen have at their disposal.
The MPA coalition is a national body that has been set up to fight the industry's corner specifically over MPAs, but more generally in the overall field of marine spatial planning, and in the one year of its existence has already become the industry's established voice of these issues.
Marine planning also moves into a new era this year as the first marine plan - covering much of the Southern North Sea - starts its two-year planning process run by the MMO ([Marine Management Organisation] in April.
Fishing will have to takes its place in the process along with many other marine users - we can only hope that the process is fair and impartial.

Another extract of a Fishing News article coroborates this comment : (FN - 14 jan 2011 -  Mixed fortunes in flatfish fisheries by NFFO) :

"Access issues - Dogger bank / Bristol Channel"
Undoubtedly one of the greatest challenges facing the flatfish sector is the potential displacement from customary fishing grounds by poorly designed and implemented MPAs along with the massive expansion of offshore windfarms. Only belatedly is there any sign of recognition within government of the level of economic, social and ecological destruction that poorly implemented policies could have.

The Dogger Bank Special Area of Conservation, part of which has been designated as a vast offshore windfarm, is a good example. At certain times of the year the beamer fleet currently catches substantial quantities of high value plaice from the Dogger but, if displaced, would have to fish at those times of years where high levels of discards would be inevitable.
A similar picture is seen in the Bristol Channel. There is great concern within the flatfish sector over access to its most important fishing grounds over the next few years. It is a great pity that these enormous developments are taking place before and outside any comprehensive system of  marine spatial planning is put in place.
Edito : "pressions sur les zones de pêche"
De la même manière qu'ils doivent faire face à des possibilités de pêche réduites dues à un manque de quotas, aux fermetures en temps réel et aux restrictions imposées par le plan cabillaud, les pêcheurs entrent dans une période pendant laquelle ils vont aussi devoir faire face à une perte considérable de zones de pêche.
Celle-ci se fera par le réseau des aires marines protégées AMP- sous leurs diverses formes -, mais aussi par l'éolien en mer et les différents développements sur les énergies marines renouvelables EMR.
Il reste une lueur d'espoir que le premier aspect des contraintes trouve une réponse par la future réforme 2013 de la PCP [Politique Commune des Pêches], dans quelques années à peine pour les pêcheurs qui survivront dans l'intervalle.
Mais la seconde catégorie de menaces à laquelle ils doivent faire face, la perte de leurs zones de pêche du fait de divers projets maritimes, elle, ne fait que débuter.
Les différentes formes des projets d'EMR sont guidées par la religion du changement climatique qui s'exprime sur une grande variété de politiques publiques, mais aussi par le puissant lobby environnementaliste.
Ces deux mouvements ont d'énormes ressources alors que les appuis gouvernementaux à la filière, et la filière elle-même voient leurs moyens s'épuiser à lutter contre de telles forces.
La filière pêche ne peut en aucune manière gagner contre de telles forces. Le mieux qu'elle puisse faire est de limiter les dégâts et espérer obtenir les meilleures compensations possibles de ses pertes.
Négocier avec des organisations privées bureaucratiques et les services gouvernementaux, qui gèrent ces projets d'énergies renouvelables ou la mise en place des AMPs, est épuisant et nécessite des moyens financiers et du temps, ce dont ne disposent pas les pêcheurs.
La coalition des AMPs (équivalent UK de l'agence des aires marines protégées) est l'organisme publique qui a été mis en place pour négocier âprement la mise en place des AMPs, mais plus généralement l'ensemble de l'aménagement/gestion spatiale maritime. Et en une année d'existence, elle est déjà devenue l'interlocuteur quasi unique de la filière pêche sur ces questions.
La planification maritime entre elle-aussi dans une nouvelle ère avec le lancement de son premier plan maritime - qui va couvrir presqu' intégralement le sud de la mer du Nord. Son élaboration sur 2 années par l'Organisation de l'Aménagement Marin va débuter en avril.
La pêche devra défendre ses intérêts et trouver sa place au côté des autres usagers de l'espace maritime. Nous ne pouvons que simplement espérer que cette élaboration sera juste et impartiale.

Un autre extrait d'article issu de Fishing News corrobore cet édito (FN - 14 jan 2011 - Fortunes diverses sur les pêcheries de poissons plats, par le  comité national des pêches britanniques - NFFO)


"Les questions d'accès aux zones - Dogger Bank et Bristol Channel"
Indubitablement, l'un des plus grands challenges que devra surmonter le secteur du poisson plat est le potentiel déplacement de ses zones de pêches traditionnelles, du fait d'AMPs ou de fermes éoliennes mal conçues et mal mises en oeuvre. Il sera alors bien trop tard pour constater le niveau de destructions qu'ont des politiques mal mises en oeuvre sur l'économie,  le social et l'écologie.
La zone spéciale de conservation du Dogger Bank, dont une partie a été déidée à la création d'une vaste ferme éolienne est un bon exemple. A certaines périodes de l'année, la flottille de chalutiers à perche y pêche actuellement des quantités importantes de poisson à forte valeur. Si elle est déplacée, cette flottille devra alors pêcher à ces mêmes périodes dans des zones où les rejets de pêche seront importants et inévitables.
On peut en dire autant de la zone du Bristol Channel (Nord Devon, SO de l'Angleterre). Il y a une réelle inquiétude pour les navires ciblant les poissons plats sur la sécurisation de leur accès à leur plus importante zone de pêche pour les prochaines années [création d'une importante ferme éolienne]. Il est fortement dommageable que ces énormes projets soient décidés et mis en place avant que ne soit mis en place, voire même en dehors de toute planification spatiale maritime.