Tuesday, 15 February 2011

UK | Bristol Channel | John Butterwith NDFA

Translation of an article from Fishing News 08/09/2010 | Traduction d'un article de Fishing News du 08 sept 2010
Interesting article which shows the harshness of discussion between the NDFA (Northern Devon Fishermen's Association) CE John Butterwith and RWE Npower, developer of the Atlantic Array project. The talk is partly  a negociation of compensation to the fishermen, during the Environmental Impact Assessment (EIA). For this project, Fisheries liaisons were normally undertaken by NFFO services Ltd (please correct if not).
John Butterwith - NDFA Chief Executive
Article intéressant qui montre la difficulté des discussions entre le comité des pêches du Nord Devon (NDFA) et RWE Npower, développeur du champ éolien Atlantic Array dans le détroit de Bristol (SW de l'Angleterre). La discussion qui est présentée ici rapporte pour partie des négociations de compensations pour les pêcheurs pendant l'étude d'impact environnemental (EIE). Les concertations avec les pêcheurs étaient normalement réalisées par la NFFO services Ltd (société de services détenue par le comité national des pêches britannique).


Several points are raised :
  • Amazing propositions of compensation tried by RWE (only 10 years because no fishermen after ...)
  • The RWE fear of blocking progress of EIA, which is probably a reason they want to seperate it from compensation negociation
  • data access is at the core of the discussion
  • Fishermen start to think of collective negociation with the support of a legal advice.
  • from both side, trust is far away (see Zero Carbon Marine)... This windfarm area is in strong conflict with fishermen. Their fishing grounds, within the farm area, are highly valuables and they don't want to lose them.

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Cet article pointe des éléments importants :
  • des propositions de compensations plus que surprenantes (que 10 ans, parce qu'après "il n'y aura plus de pêcheurs")
  • La crainte de la RWE de perdre du temps dans la réalisation de l'EIE et ses tentatives pour dissocier les discussions de l'EIE de celles sur les compensations.
  • l'accès aux données est au coeur des enjeux
  • Les pêcheurs commencent à envisager le recours à des négociations collectives avec des appuis d'avocats.
  • la confiance réciproque est bien loin. cette zone éolienne est en conflit fort avec les pêcheurs car ces derniers attachent une forte importance aux zones de pêche contenues dans la ferme, et ils ne veulent pas les perdre... 

The article :
DEVELOPERS of the massive Atlantic Array windfarm development in the Bristol Channel have told industry representatives in the region that liaison with fishermen regarding an environmental impact assessment will be kept completely separate from compensation discussions.
The area concerned is a high level earning area for fishermen and merchants, and the developers will need to talk to fishermen.
Robert Thornhill of RWE npower renewables said at a recent meeting reported in the North Devon Fishermen’s Association’s (NDFA) newsletter that they need to obtain an overview of the area and need information from over the last few years for the environmental impact assessment (EIA).
Once the EIA is complete and the impact on fishing is known, mitigation will be looked at, but the developers say they will need a full assessment of fishing.
NDFA chief executive John Butterwith said there must be flexibility and trust between the industry and the windfarm developers.
He said there would be logbook records for over-10m boats but not for under-10s. These would be too broad an area to identify the catch within the windfarm development site. Separate wheelhouse logs would have to be kept by all skippers.
In discussions on the life of the windfarm, the lease said it was 50 years but RWE said 25 years.
Peter Crone, MD of Zero Carbon Marine, asked how many of the present fishermen would be there in 25 years and thought that a 10-year compensation period would be long enough, but John Butterwith said that families and limited companies would be there for a lot longer than 10 years.
RWE said they would want to know fishermen’s information on catches. Where a tow crossed in and out of the windfarm area the catch would need to be apportioned and this would be confidential.
But John Butterwith said that there had not been a good start on this. The working group was not making much progress and NDFA was taking legal advice.
It was pointed out that NDFA represents a £50m turnover and its membership includes firms like large south west processors. One company specialising in buying shellfish from North Devon was operating on 3% gross profit and would face a total wipeout with just a small reduction.
NDFA pointed out that the displacement of whelk fishermen from the area meant there would be more gear conflict with trawlermen. They in turn were being pushed into a small area so they would be looking at total loss.
Zero Carbon Marine said that they would pay for NDFA’s fishing information, and NDFA said this would be subject to legal advice and financial agreement.
John Butterwith said that members need directions regarding information on their catch statistics and Zero Carbon Marine stressed the importance of including only fish derived from the windfarm area as opposed to a total claim at present.
John Butterwith said that there were different claims because people do not know the basis of a claim and that all claims need to be on same basis.
L'article (traduction en relecture)
Les développeurs du projet Atlantic Array (1500 MW), dans la Baie de Bristol (Nord Cornouaille britannique) sont en discussion avec les représentants des pêcheurs. Ils leur signifient que les concertations sur l'étude d'impact environnemental doivent être complètement séparées des discussions sur les compensations financières.
La zone concernée est une zone de forte richesse pour les pêcheurs et les mareyeurs, les développeurs doivent impérativement discuter avec les pêcheurs.
Robert Thornbill de RWE power renewables a dit, dans une réunion rapportée par la lettre d'information de la NDFA [equiv CLPM du Nord Devon] , qu'ils avaient besoin  d'information portant sur les années précédentes, pour réaliser l'Etude d'Impact Environnemental (EIE).
Une fois l'EIE réalisée, et l'impact sur la pêche connu, les mesures d'atténuation des effets seront examinées, mais les développeurs éoliens disent qu'ils ont besoin d'une évaluation complète de la pêcherie.
Le président de la NDFA, John Butterwith souligne le fait qu'il doit y avoir de la confiance et de l'adaptation (flexibilité) entre les pêcheurs et les développeurs éoliens.
Il précise qu'il fournira des enregistrement de livre de bord pour les navires de + de 10 m, mais pas pour les moins de 10 m [qui comme en France n'ont pas de livre de bord mais des déclarations spécifiques]. La taille de la ferme éolienne est trop importante pour pouvoir identifier leurs captures. Des livres de bord distincts [des officiels] devront être tenus  par les capitaines.
Sur les discussions concernant la durée de la ferme, RWE dit qu'elle durera 25 ans alors que la concession est de 50 ans.
Peter Crone, de la société de conseil Zero Carbon Marine, demande combien de pêcheurs, parmi ceux qui assistent à la réunion seront encore là dans 25 ans. Il pense qu'une compensation sur 10 ans sera bien suffisante. Ce à quoi John Butterwith répond que leurs familles et les sociétés seront là pour bien plus longtemps que 10 années.
RWE souhaite accéder aux informations de captures de pêche. Lorsque le traits de chalut sera à cheval sur la future zone éolienne, il sera nécessaire de les répartir dans et hors de la zone. Ceci (quoi ?) sera confidentiel.
John Butterwith estime qu'ils ont pris un mauvais départ sur ces questions de données. Le groupe de travail n'avance pas. Les pêcheurs prennent des avis juridiques pour les aider.
Il est souligné que la NDFA représentait (ses adhérents)  un chiffre d'affaire de 50 millions de £ (60 M€), y compris des grandes  sociétés transformatrices des produits de la mer. Parmi elles, une société spécialisée dans la transformation des coquillages et crustacés avait une rentabilité de seulement 3 % et serait totalement balayée par la moindre réduction de ses volumes de capture.
La NDFA  précise aussi que le déplacement des pêcheurs de bulots de leurs zones de pêche signifiait qu'il y aurait plus de conflits de pêche avec les chalutiers, qui se retrouvaient eux-mêmes confinés dans une zone plus petite, ce qu'ils considèrent comme une perte importante.
la Société de conseil Zero Carbone Marine a annoncé qu'elle payerait la NDFA pour la fourniture des données de pêche, ce à quoi la NDFA a répondu qu'ils prendraient l'avis de leurs avocats et que cela fera l'objet d'un accord spécifique.
La NDFA précise que ses membres auront besoin d'indications (?) concernant la fourniture des données statistiques. Zero Carbone Marine a fortement insisté sur le fait que seules les captures dans le périmètre de la ferme seraient prises en compte, contrairement à une prise en compte de la globalité comme c'est le cas dans la demande actuelle (d'indemnisation ?).
John Butterwith lui précise qu'il y a différentes demandes, car les gens ne connaissent pas les bases de calcul. Il insiste sur le fait que toutes les demandes devraient être faîtes sur la même base (règle d'indemnisation).
Untill the description of the study case would be done, you can see on the right a map of the uses in this area
En attendant la réalisation de l'étude de cas, ci-contre une carte des usages
northdevonbiosphere.org.uk