Thursday, 10 February 2011

France | Courseulles | Arnaud et Dominique Pérée , Sébastien Rabasse Fishermen

Translation of an article : (c) Ouest France, 08/02/2011.

Arnaud et Dominique Pérée - Aurons-nous le droit de mettre nos filets  ?
Pérée brothers : Will we be allowed to put our nets within the windfarm ?
3 fishermen, fishing off Courseulles and Port en Bessin (Normandy) express their view about the next "Courseulles windfarm project". Their fishing gear :  small-scale fishery, nets and traps fishing, and small bottom trawler.

3 pêcheurs en activité au large de Courseulles et Port en Bessin (Basse Normandie), expriment leur point de vue sur le futur projet éolien prévu au large de Courseulles. Ce sont des petits fileyeurs artisans et un petit chalutier de fond.
Fishermen fear the new windfarm project - Right to fish within the farm - rise of cost by 50% - loss of catches ?
Les pêcheurs redoutent le nouveau projet éolien - droit à travailler dans le périmètre de la ferme - augmentation des coûts de 50 % et pertes de captures ?


Since Courseulles area has been designated for the first French call of projects, lots of people talk about windfarms on the docks. Pérée brothers and Sébastien Rabasse, fishermen, explain their views :
"We fish with both nets and traps. During the scallop fishing season in the bay of Seine (december to the end of february), we don't fish. We do not fish far from the coast. We don't feel being understood by decision-makers. We do not support these new windmills.
Sébastien Rabasse share this point of view, even if he is specialised in bottom trawling all year long. "It infringes on my freedom of work. This project does not take into account the bad impacts on fisheries"
Many questions are raised: "Will we be allowed to fish with nets inside the windfarm ?" wondered Pérée Brothers. If not, that will decrease our fishing grounds and will create more conflicts at sea [between active (trawlers) and passive fishing gears (netters)]. The worries from scallops dregders and whelkfishers are rights"
Sébastien Rabasse feels very concern as he already fishes on this area. "we will have to go further off, because we do not want to work on smaller vessels fishing grounds. By chance, my fishing boat is bigger (16 m). I will manage, but it will increase my fuel costs and decrease my profitability".
For the fishermen, this project will have financial impacts. "we will use the same fishing gear, but we will stay longer at sea. say Pérée brothers. We face quotas. With the aggregate dregdging in Le Havre habour, fish, and especially sole, is getting scarcer. We will earn less.
Sébastien Rabasse is also worried about its profitability in short term. With the same catches and increase of distance, I will decrease my earnings by 50%.

Ouest France, 08 feb 2011
Le projet d'implantation d'éoliennes en mer au large du Bessin alimente les conversations depuis l'annonce du secteur retenu, celui de Courseulles. Arnaud et Dominique Pérée, ainsi que Sébastien Rabasse, marins pêcheurs, expliquent leurs craintes.
« Nous pêchons au filet et aux casiers. Pendant la saison de la coquille en baie de Seine, de décembre à fin février, nous ne pêchons pas, expliquent Arnaud et Dominique Pérée. Nous ne travaillons donc pas très loin des côtes. Nous avons un sentiment d'incompréhension des décideurs. Nous sommes contre ces implantations en mer. » Un avis partagé par Sébastien Rabasse, qui lui pratique le chalutage toute l'année. « C'est une atteinte à ma liberté de travail. Le projet ne prend pas en compte les désagréments que ces éoliennes vont engendrer pour la pêche. »
Le projet de zone éolienne suscite beaucoup d'interrogations. « Aurons-nous le droit de mettre nos filets dans la zone d'implantation ?, s'interrogent Arnaud et Dominique Pérée. En cas de refus, cela va diminuer les espaces de pêche. Comment intégrer la cohabitation avec les chalutiers qui seront eux aussi limités ? Les inquiétudes des pêcheurs de coquilles et de bulots sont légitimes. »
Sébastien Rabasse s'estime encore plus concerné, puisqu'il pêche sur cette future zone d'implantation. « Il faudra aller plus loin, car nous ne pourrons pas venir chaluter là où travailleront les petits bateaux. Heureusement, mon bateau est un 16 mètres. Je pourrais donc chaluter plus loin. Mais ce sera au détriment de la rentabilité. »
Chiffre d'affaires en baisse de 50 %
Pour les pêcheurs, ce projet au large aura des conséquences financières sur leur activité. « La technique sera la même, mais nous serons plus longtemps en mer pour assurer notre pêche, assurent Arnaud et Dominique Pérée. On nous impose des quotas. Avec l'extraction des granulats au Havre, le poisson, surtout la sole, est plus rare. Nos finances seront en diminution. »
Sébastien Rabasse est lui aussi inquiet quant à la rentabilité de son métier, à court terme. « Si je dois parcourir plus de distance pour assurer ma pêche, j'estime mon chiffre d'affaires à moins 50 %. »


Ouest France, 08 fev 2011